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LISTE DE SOUHAIT

Restaurer un objet, c’est lui redonner son prestige originel. Distinction fondamentale, la restauration n’est pas une réparation ; elle ne s’apparente pas à un service après-vente pour pièces anciennes. Le second consiste à faire fonctionner un objet coûte que coûte alors que le premier s’attache à lui restituer sa nature d’origine – ni plus, ni moins.
La démarche de restauration établie par Michel Parmigiani comporte trois phases de travail.

 

« Les pires dommages du temps ne sont souvent rien face aux dégâts d’une main inexperte. » Michel Parmigiani

 

Se presser d’agir sur un objet sans avoir pris sa mesure est l’erreur la plus dommageable et malheureusement la plus fréquente en restauration. Chaque entreprise de restauration pratiquée par Michel Parmigiani a commencé par une phase d’observation. Faire état des fonctions et des ornements, assigner la pièce à une époque, la comparer avec d’autres œuvres similaires, consulter la littérature – autant de voies qui permettent de construire un cadre d’analyse prévenant les erreurs. Un bon restaurateur comprend et situe avant d’agir.

«Il faut savoir laisser la parole à l’objet, travailler comme un archéologue pour redécouvrir son essence, avoir l’humilité de réexaminer ce que l’on croit être acquis. » Michel Parmigiani

La seconde phase du travail est assimilée à une immersion car il s’agit de se plonger dans une époque et une logique étrangère : celle des concepteurs de l’objet. Dans cet exercice aussi sensible que périlleux, le restaurateur met l’ensemble de ses connaissances horlogères à profit de l’objet en même temps qu’il efface son jugement propre. Il doit comprendre ce qui est cassé, modifié ou disparu sans laisser interférer son sens créatif. Il doit pratiquer et faire renaître les gestes artisanaux du passé quels que soient les moyens modernes à sa disposition.  



« C’est un bonheur rare que de restaurer une œuvre horlogère. La libérer des outrages du temps et des hommes, c’est la réinscrire dans une vérité temporelle essentielle à notre mémoire. »Michel Parmigiani



C’est alors que le restaurateur devient un horloger et un artisan à l’état pur, restituant la mécanique et l’esthétique de l’objet. Autant que possible, les composants originels sont gardés et débarrassés des rides du temps. Lorsqu’un composant doit être refait, le restaurateur établit un protocole de manufacture et fait le choix du matériau à utiliser en pondérant les contraintes de ressemblance et de solidité. Enfin, dans le respect des tours de main du passé, il réapplique les émaux, souligne les gravures et redore la pièce de son éclat originel.
Lorsqu’il arrive au terme de ce long et passionnant travail, le restaurateur s’émerveille de voir sous ses yeux, l’objet restauré qui a retrouvé sa nature d’origine, celle qu’il avait perdue depuis plusieurs générations.